Tanz der Ahnen, échappée en Océanie

Jusqu’au 14 juin, le musée du Martin Gropius Bau vous invite au voyage avec une exposition présentant l’art de la région de Sepik en Papouasie Nouvelle-Guinée. Organisée en collaboration avec le musée du Quai Branly à Paris, elle réunit plus de 220 pièces, provenant de douze des plus grands musées européens.

C’est la première fois que le musée berlinois place l’art d’Océanie au centre d’une exposition. “C’est un grand moment d’émotion pour nous”, affirme Philippe Peltier, figure du Quai Branly et co-commissaire de l’exposition. Et pour cause, les œuvres de Papouasie Nouvelle-Guinée sont généralement peu montrées, la dernière grande exposition sur le Sepik remontant à 1987. “Tanz der Ahnen” s’ouvre avec des séries de clichés photographiques, qui donnent à voir différentes scènes de vie quotidienne.  Elle continue avec l’exposition de nombreux masques, sculptures, parures et objets de la vie de tous les jours. Certains espaces sont réservés aux parcours et rituels initiatiques des tribus de la région. Des panneaux indicatifs vous permettront d’apprécier pleinement la visite.

“Tanz der Ahnen”, qui s’en ira par la suite pour Zurich et Paris, est donc avant tout une “redécouverte” de cette région, qui aujourd’hui, doit affronter certains défis, notamment “environnementaux” comme le précise Markus Schindlebeck, co-commissaire de l’exposition.

S’étendant sur plus de 1 200 km, le Sepik est le plus long cours d’eau de Nouvelle-Guinée. Plusieurs tribus habitent autour du fleuve et on estime le nombre de langues parlées dans la région à 100. L’endroit est longtemps resté inconnu des explorateurs et n’a été découvert qu’à la fin du XIXème siècle. Depuis, l’art Sepik ne cesse de fasciner les chercheurs et artistes européens.
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Photos : C.B.

C.B. 

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