Exposition Chamboulé au Kunstgewerbemuseum

© ands78, Flickr / CC BY 2.0

L’exposition Chamboulé est née du partenariat entre les Chambres de métiers de Berlin et de Paris. Union dans l’originalité et la créativité de ces deux villes. Cette année, à l’occasion de la première édition des Journées Européennes des Métiers d’Art (JEMA), exposition de 48 artisans Parisiens et Berlinois orientés design. Le nom de cette exposition, « Chamboulé » en Français / « Auf den Kopf gestellt » en Allemand, fait référence au travail de l’artiste. Disruption, casser les codes, expérimenter pour trouver de nouvelles façons de créer, et d’intégrer les nouvelles technologies à la création, comme l’utilisation du numérique, association avec des matériaux traditionnels comme le bois et le verre. Remise du prix de l’artisanat d’art (prix qui est remis tous les 2 ans depuis 50 ans) à Sarah Kamender et Bastian Thürich pour la table « SUSHI » … table en bois et cuir, dont le plateau est un rouleau de bois imitant les nattes pour confectionner des sushis. Sous le plateau, des espaces de rangement.

© Victor Lebret
© Victor Lebret

Les créateurs sont à l’honneur et il est possible de passer en revue la joaillerie se fondant dans la masse de l’art appliqué avec du papier. Mais on ne vous en dit pas plus, on vous laissera admirer les nombreuses autres œuvres réalisées dans les domaines de la mode, du mobilier ou du luminaire. Les objets ont parfois l’air simpliste en soi dans leurs formes au premier abord. Mais c’est la touche personnelle apportée à l’ensemble qui fait la différence. Certains éléments faisant partie du décor peuvent également paraître relativement abstrait lorsque l’on se demande quel objet l’artiste a voulu représenter. Gare également aux perspectives qui peuvent être trompe-l’œil. On aurait pu se faire avoir aisément par exemple, si on ne nous avait pas dit que l’œuvre d’une couturière avait un usage double fonction entre une veste en trench et un bas de pantalon.

En soi, de belles surprises donc qui méritent amplement leur exposition et qui conservent tout autant une grande qualité esthétique. L’art de la pierre a aussi sa place, non on ne parle pas de menhir ça c’est pour la Bretagne. Ici, ce sont les tombes mais avec un contraste marqué qui vient contredire les esprits intégristes… Évidemment, on ne vous dira pas le sens caché de cette œuvre, mieux vous laisser deviner par vous même avec l’inscription affichée sous le disque d’acier. Qui a dis que le violon était un instrument onéreux ? C’est ce que tente de prouver l’un des artistes représentés durant l’exposition avec son passé de musicien lui servant de source d’inspiration.

Un mélange à la fois d’architecture, de mode et tant d’autres sont au programme de cette exposition haute en couleurs et fantaisies !

P.L. V.L.

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