Nuit bruyante : feux d’artifice et pétarades pendant le réveillon allemand

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Vous l’avez sûrement remarqué après les festivités de la Saint-Sylvestre : à Berlin, “il faut que ça pète.” Car, en plus du traditionnel feu d’artifice lancé à la Brandenburger Tor, des milliers de pétards et de feux d’artifices personnels sont tirés. Quelques minutes avant minuit, un brouillard épais s’abat sur la ville tandis que dans certains quartiers les explosions se poursuivront jusqu’à des jours après le réveillon.
Si en France la législation est très sévère, la loi allemande est bien plus souple en matière de feux d’artifice. Ainsi, chaque année, les allemands dépensent plus de 140 millions d’euros qui partiront en fumée.

Aux origines de la tradition des feux d’artifice

Depuis le XVè siècle en Allemagne, on fait du bruit devant les maisons pour chasser les mauvais esprits de l’année qui vient de s’écouler. Les garçons tiraient des coups de fusil devant les fenêtres de leurs fiancées, et malgré de nombreux arrêtés municipaux, la Saint-Sylvestre allemande est sans aucun doute la nuit la plus bruyante de l’année. Une tradition séculaire que l’on retrouve notamment en Chine, pays de la poudre à canon, qui symbolise le passage d’un monde ancien à un monde nouveau.

Un bilan environnemental désastreux

En plus des nombreux accidents (trois morts l’an passé dans la région du Brandebourg), les feux d’artifice du nouvel an émettent en quelques heures près de 5 000 tonnes de particules fines dans l’atmosphère. Selon l’Office Fédéral pour l’Environnement, cela représente environ 15 % de l’ensemble de particules fines dégagées par le trafic routier sur une année.

Quelles conséquences pour la santé ?

Pas si innocents que ça ces pétards. Ils seraient en effet tellement nocifs que les experts conseillent de laisser les enfants de moins de 6 ans à la maison et les fenêtres fermées. Particulièrement déconseillés aux seniors et aux personnes atteintes de maladies respiratoires, l’ONG Deutsche Umwelthilfe a même demandé leur interdiction dans les centres-villes.

Lou Antonoff