Berghain, dernier bastion de l’Underground berlinois ?

© Ctain (Instagram)

Considéré comme l’un des meilleurs clubs au monde, sa réputation sulfureuse, sa programmation pointue et la sévérité des videurs font du Berghain un lieu incontournable.

Contraction de Kreuzberg et Friedrichshain, le Berghain se situe à la jonction de ces deux quartiers, les deux épicentres des longues nuits berlinoises. Logé dans une ancienne centrale électrique, il dispose d’une capacité de 1500 personnes.  On y retrouve des fêtards du monde entier du jeudi soir au lundi matin.

Dress-code : écrase-merde, jean noir, air blasé. Évitez de venir en groupe de français et rappelez-vous : on n’est pas sur les Champs et encore moins à la fête de l’huma. Alors, par pitié épargnez-nous vos “Apéro !”.

Un conseil : soyez rock ! S’il y a trop de queue laissez tomber. Revenez plus tard ou ne revenez pas. Si vous vous faites recaler, c’est la vie, direction le Kater Blau, le Kosmonaut ou l’un des bars de Kreuzberg. Si vous entrez, la soirée risque d’être mémorable à condition de respecter deux règles : pas de photos, pas de drogues (à part peut-être dans les toilettes).

Kantine Am Berghain, où comment aller au Berghain sans se faire recaler.

Petite salle de concert située juste à côté du Säule et du Panorama Bar, la Kantine Am Berghain accueille des artistes aussi éclectiques que de qualité. Y ont joué, entre autres, les excellents Amyl & the Sniffers, groupe de garage australien.

Panorama Bar, haut en couleur et convivial

Le Panorama Bar se situe au quatrième étage du Berghain. Sa population bigarrée, entre clubbers, queerkids, teufeurs, vieux keupons* berlinois et sa programmation plus House participent à son atmosphère joyeuse moins sombre que le Saüle au ground-floor.

Saüle, immense et intense

Sur le dance-floor du Saüle, on se sent à la fois seul et en communion avec tous ces autres corps qui dansent. Dans un coin, une frange de la communauté BDSM* se balance de manière hypnotique. En face, une fille à moitié nue effectue des gestes saccadés sans que personne ne vienne l’ennuyer. On se dit alors que Sven, le légendaire videur, a bien fait son travail…

* keupon = punk
* BDSM = pratiques sado-masochisme

Lou Antonoff

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